Noce algique

Entends-tu les cris de chagrin de ce loup qui meurt, assoiffé d’Amour ?
L’amertume dans le Cœur de cet amant qui se noie dans le souvenir des beaux jours ?
Comprends-tu la Noce-Algie qui baigne ces mesures emplies de maux?
La vérité tue sous cette quête de passions et de folies ?
Ô écoute les cris de silence de cet enfant malade qui jouit de la douleur
Cet être fragile, fébrile qui se brise à toutes les heures
Je sais pas pleurer mille larmes, comment te prouver une nouvelle fois mes sentiments ?
Je sais pas non plus… comment te montrer que je veux pas te perdre vraiment ?
Pas comme si je me berce cents oublis, ou que mes envies ne te désirent plus
C’est un orage qui siège mon esprit depuis que ma Dame vanesse comme avant me char-me plus
Ou des petites attentions de jadis ne me gâ-te plus
Tes mots roses et tes maux doux me manquent
J’ai l’envie morose et tes mots, tous me hantent
Mais je ne peux me baigner dans une Rivière qui cou-le plus
Te faire sourire d’Amour quand mon «Je t’aime» ne te com-ble plus

Après tout…

Ô Écoute la litanie des cri-cris, la valse titubante du Maître de la Nuit
C’est la Majesté endormie depuis que tu t’endors plus dans mon lit
Ou que je ne te décrive la Nuit les lettres éternelles qui savent ton éveil rendre épris

…tu es partie

Que vais-je dire à Ëste quand tu n’abreuves plus mes doux-leurres à Léthé ?
À Sati qui ne m’a jamais menti, et qui maintenant encore pleure, car tu es partie ?
Je sais pas comment taire mes maux à mes lettres, ni la vérité à mes défauts
Tu m’as enlevé mille joies et mille poésies
Je t’ai confié mes maux, tu es partie
Un aveu symbolique, incompris ; tu en as fait fi
Comment dire à Vaïre que ce sunique autel est détruit ?
Ou confier à Nienna le calice de mes larmes quand elle pleure déjà de mille Cris ?
Ô écoute l’Écho de la Fleur d’Oz qui gémit
Sa peine, sa flétrissure dans le Jardin des Si
Moïra seule saura dire si j’ai eu raison ou tort
De bercer Hathor à raison ou à tort
Mais ce n’est qu’une épopée parmi tant d’autres dans les mémoires de la muse à Thor
Si l’amour a ceint nos vœux, au final le Temps nous a tressé des adieux
Je suis venu, j’ai vu, j’ai aimé d’amour le mieux
À présent, c’est la mélopée d’amour gueux dans ce sombre décor

©∆bim’∆rt|13.07.17